Le blog des Jeunes Radicaux de Gauche
17 jan
À l’heure où le gouvernement agite le débat sur l’identité nationale au risque de figer une définition rétrograde du « bon Français », nous exprimons le souhait que la France de demain soit une France ouverte sur le monde, curieuse, respectueuse de l’autre et d’autant plus que nous avons la conviction que la richesse de notre société ne survivra pas à cette vision étriquée.
La politique migratoire actuelle du gouvernement réduit les individus à des chiffres, déshumanise et criminalise les étrangers en situation d’irrégularité administrative. Pas une semaine ne se passe sans que la figure de l’étranger soit érigée par le Ministre de l’Identité nationale au rang de nuisible, de responsable de tous les maux dont souffre notre société. Loin de toucher les seuls « sans papiers », la suspicion est jetée sur tous les étrangers. Mariage blanc, mariage gris (et demain bleu ?), regroupement familial, travail, étudiants, toutes les situations sont exploitées pour stigmatiser la figure de l’autre.
Cette vision atteint également les immigrés légaux car, dans la logique du bouc émissaire, la conséquence est la suspicion généralisée et la dégradation du vivre ensemble. En plus d’être indigne envers les étrangers qui résident sur notre territoire, cette politique a des conséquences graves sur les ressortissants français qui ne correspondent pas au « prototype du bon Français ».
Pour expulser 30.000 personnes par an, les forces de l’ordre procèdent à des centaines de milliers d’interpellations et à un nombre encore plus important de contrôles d’identité qui, chiffre oblige, sont faits au faciès. En outre, demain, ce sont des Français qui désirent s’unir avec des étrangers qui connaîtront les pires difficultés à faire reconnaître ces unions. Alors, ne nous y trompons : accepter que les droits des étrangers soient en régression, c’est accepter que chacun puisse être touché dans sa vie citoyenne et publique par la même régression de la liberté de vivre, de se côtoyer, de s’aimer.
Nous demandons à ce que les étrangers ne soient plus pris en otage par les visées électorales, qu’ils ne servent plus à détourner l’attention de bilans difficiles à justifier. Les apprentis sorciers qui jouent avec ces thématiques peuvent d’ores et déjà constater que les seuls fruits de cette politique de la peur sont une montée des idées d’extrême droite propres à fissurer le lien social. Ce que nous demandons, c’est de pouvoir vivre dans un pays qui respecte ses propres principes. Et pour cela, le gouvernement doit mettre fin à la politique du chiffre en matière d’expulsions d’étrangers. C’est l’honneur de la République de ne pas céder aux sirènes du populisme. Nos responsables politiques se montreront-ils honorables ?
Premiers signataires : SOS Racisme, FIDL, UNEF, Macaq, UNL, Confédération étudiante, Jeunes Radicaux de Gauche Jeunes Communistes, Jeunes Verts
25 juin
” C’est avec beaucoup de tristesse que les JRG apprennent le décès hier après-midi de Said BOUZIRI.
Ce militant des droits de l’Homme, notamment au sein de la LDH, était le coordonateur national du Collectif “Votation Citoyenne”.
Il partageait avec nous ce combat pour la reconnaissance du droit de vote des étrangers aux élections locales. Nous le continuerons en pensant à lui ! “
Olivier pour les JRG
20 juin
Roger-Gérard Schwartzenberg, président d’honneur du PRG, a estimé samedi qu’il “serait très utile de légiférer pour interdire le port de la burqa, qui est contraire à nos principes constitutionnels fondamentaux et aux valeurs de la République”.
Dans un communiqué, M. Schwartzenberg souligne que le préambule de la Constitution de 1946 repris dans la Constitution de 1958 “garantit à la femme, dans tous les domaines des droits égaux à ceux de l’homme”.
Pour lui, ce préambule justifierait donc de légiférer sur le port du voile intégral (burqa et niqab).
A l’appui de sa position, il rappelle en outre des propos du recteur Dalil Boubaker, selon lesquels “le port de la burqa n’est pas une prescription coranique, mais une coutume imposée arbitrairement par une tendance islamiste extrême”.
“Dans la très grande majorité des cas, le port de la burqa est non pas choisi mais subi par les femmes musulmanes sous l pression de leurs maris ou de leur entourage”, poursuit M. Schwartzenberg, pour qui le voile intégral “constitue un instrument de domination masculine et une atteinte aux droits des femmes”.
Le président Nicolas Sarkozy a prévu de s’exprimer lundi sur l’opportunité d’une loi interdisant le port du voile intégral en France à l’occasion de son discours devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.
1 avr
La crise sociale très profonde que vit la France dans le cadre d’une crise mondiale, européenne, multidimensionnelle (financière, économique, alimentaire, énergétique,environnementale) n’a pas trouvé de réponses gouvernementales ni appropriées ni dimensionnées à sa gravité. L’absence de politique européenne accentuant le sentiment de manque de réactivité. Le PRG a adopté aujourd’hui un nouveau programme “Faire Face, agir ! ” Il apporte des réponses innovantes :
- sur le plan économique : la création d’un statut de l’entreprise à gouvernance partagée, le soutien à l’économie sociale ;
- sur le plan fiscal : par la création d’un Comité Européen Opérationnel de l’énergie, doté d’un budget de deux points de PIB européens, soutenir les entreprises innovantes et créatrices d’emplois dans les domaines de l’environnement et de l’innovation;
- sur le plan social : en soutenant les revendications de la Confédération Européenne des Syndicats, en proposant un Pacte de Convergence Social;
- sur le plan international : pour une conférence internationale du co-développement durable ;
- sur le plan institutionnel : en mettant fin au bicéphalisme de l’exécutif.
Ce programme, envoyé à toutes les forces syndicales, associatives et économiques, doit contribuer à une discussion approfondie à gauche, afin de bâtir une réponse progressiste, solidaire et citoyenne à la crise. Il doit être une occasion, dans ces circonstances exceptionnelles, de rechercher les voies d’un rassemblement de la Gauche.
Le PS et le PRG ont une responsabilité particulière à ce sujet et un tel rassemblement peut mériter de nouvelles discussions avant et pour les européennes. La flambée du chômage, les tensions sociales, les inquiétudes des entrepreneurs suffisent à justifier une telle audace.Le temps de donner un nouveau rythme, un nouveau contenu, à une gauche mobilisée, réflexive, constructive n’est-il pas venu ?
Thierry Jeantet
Vice-Président du PRG
19 fév
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Les onze députés radicaux de gauche et apparentés, dont cinq ultramarins, ont appelé mercredi dans un communiqué “au respect de l’équité” dans “la recherche d’une solution à la crise sociale” qui secoue actuellement ces territoires.
Ils estiment que les mesures “offertes par le gouvernement en réponse aux mouvements sociaux” ne sont “pas à la hauteur des injustices profondes et structurelles dont souffrent les Français d’outre-mer”, en dénonçant des “salaires”, des “dotations”, des “prestations” et des “minima sociaux” “inadaptés au niveau des prix bien plus élevé que dans l’Hexagone”. Les députés PRG “interpellent le gouvernement sur cette discrimination de fait qui, au mieux, constitue une négligence des réalités en outre-mer, et au pire, une survivance de préjugés d’un autre âge”, et appellent le gouvernement à “assumer ses responsabilités” et “mettre en oeuvre les mesures d’accompagnement du développement économique qui s’imposent”. Parmi les députés PRG, qui siègent eux-mêmes avec les socialistes, figurent cinq élus ultramarins: Chantal Berthelot (Guyane), Annick Girardin (Saint-Pierre-et-Miquelon), Albert Likuvalu (Wallis-et-Futuna), Jeanny Marc (Guadeloupe) et Christiane Taubira (Guyane). |
22 oct
FORUM DE LA GAUCHE ET DES ECOLOGISTES
SUR LA CRISE ECONOMIQUE
(PARIS LE 21 OCTOBRE 2008)
INTERVENTION DE JEAN-MICHEL BAYLET,
PRESIDENT DU PARTI RADICAL DE GAUCHE
Mes chers amis,
Mes chers amis de la gauche enfin réunie,
Oui, j’ai voulu souligner le fait que nous sommes enfin réunis car je crois que nos concitoyens attendent depuis des semaines, depuis des mois que la gauche exprime enfin un point de vue commun et porteur d’espérance sur la
crise inédite que traverse le système capitaliste.
Quant à l’aspect strictement financier – je dirais symptomatique – de cette crise, nous avons adopté des positions divergentes. Le Parti Radical de Gauche assume la sienne :le plan européen d’aide aux banques, c’est-à-dire
d’aide à tous les épargnants et de retour à la confiance, était tout à fait indispensable. Pour autant, en l’approuvant nous n’avons donné aucun quitus à la doctrine économique libérale ni à la politique sociale du gouvernement français. Nous avons seulement pris nos responsabilités à l’égard de la communauté nationale, comme il était normal de le faire.
Pour aujourd’hui, et si je peux corriger légèrement l’intitulé de notre invitation, nous sommes priés d’élaborer un terme nouveau et alternatif à l’idéologie libérale qui se donne à voir avec toutes ses conséquences déjà constatées ou facilement prévisibles : à supposer la crise financière dépassée –ce qui n’est pas acquis-, une très grave récession économique se profile en raison du manque d’oxygène dont pâtit l’économie qu’on appelle désormais réelle, mais aussi à cause des choix spécifiquement nationaux qui n’ont été dictés que par une vision dogmatique de la situation et des attentes de notre pays.
L’avons-nous assez dit ? L’option du bouclier fiscal, l’atteinte aux services publics (en premier lieu l’Education Nationale et, plus récemment, La Poste), les menaces sur le Code du travail et tous les a priori sur les vertus du libéralisme à l’américaine, une Amérique de Reagan et Bush, ont placé notre pays dans une situation spécialement défavorable.
Mais les Français ne nous attendent pas là :il ne sert à rien de soumettre au diagnostic ce qui est passible d’ autopsie. Nous devons proposer des remèdes et une autre voie.
J’en étonnerai plus d’un de ceux qui nous ont reproché de faire cavalier seul dans la phase récente, en signifiant la volonté radicale d’une gauche à la fois unie et totalement rénovée par les gages que je veux donner ici à des propositions émanant des autres familles progressistes.
A nos amis Verts je veux dire que nous sommes reconnaissants –et Michel Crépeau l’était déjà- à la pensée écologique d’avoir contesté l’équation abusive entre la croissance quantitative et le progrès humain, cette
assimilation venue du positivisme et du scientisme alors justifiée mais qu’il nous faut reconsidérer aujourd’hui. Et avec eux j’estime que les critères des aides publiques à l’économie mais aussi du commerce international doivent être demain des critères environnementaux, sociaux et démocratiques.
J’ai entendu aussi la proposition communiste de constituer, autour de la Caisse des Dépôts, de la Caisse d’Epargne et de La Poste, un pôle financier d’un type nouveau orienté vers l’aide à la création d’emplois, l’innovation et l’exportation, en clair vers le gisement de richesses insuffisamment exploité des PME. C’est une idée que les radicaux avaient déjà émise au Sénat au plus fort de la crise financière.
Pour leur part, nos amis du MRC disent depuis longtemps que, dans sa configuration actuelle, l’Europe ne répond pas aux attentes de nos concitoyens, qu’elle souffre d’insuffisance politique et d’un excès de technicité. Eh bien les radicaux, fédéralistes européens convaincus en sont d’accord et n’ont cessé de le dire tout en refusant de jeter le bébé Europe avec l’eau du bain de la Banque centrale. La séquence que nous avons vécue voilà huit jours prouve à l’évidence que la volonté politique peut s’imposer au laisser-aller libéral mais elle démontre aussi que l’Europe, quand elle parle d’une seule voix, peut faire entendre cette voix dans le monde.
Et la voix de l’Europe pourrait être plus audible encore si nous choisissions résolument le surplomb de la politique sur l’économie et la finance et non l’inverse. J’ai compris que c’était aujourd’hui la position du Parti Socialiste qui soutient un plan européen pour stimuler l’investissement privé et financer des infrastructures publiques. Nous voilà certes loin de l’Acte Unique adopté par une majorité de gouvernements socialistes…et plus près des solutions du keynésianisme classique mais, une fois de plus, les radicaux pensent que c’est le bon chemin.
J’irai cependant plus loin. Puisqu’il faut –nous en sommes tous d’accord-réhabiliter la politique, pourquoi nous priver de ses moyens par excellence et notamment du levier budgétaire ? Une politique économique n’est pas
seulement une stricte gestion de l’orthodoxie monétaire et la crise actuellenous montre la vanité d’une telle conception quand elle s’érige en finalité.
Le volontarisme c’est aussi de mobiliser les instruments financiers communautaires en faveur de l’investissement productif et de l’emploi. C’est de ne pas renoncer à un déficit budgétaire européen qui doperait nos exportations tout en nous permettant de financer nos aides à l’investissement et nos grands travaux d’intérêt général. Nos alliés américains se gênent-ils pour nous faire payer par le pouvoir d’arbitrage de leur monnaie le déficit de la Réserve Fédérale ?
Ceci m’amène pour conclure à la question décisive d’un nouvel ordre international. Le système de Bretton-Woods a vécu ; il vient d’exploser sous nos yeux. Fondé sur la suprématie militaire et économique d’une seule
puissance, il est tout à fait inadapté à un monde multipolaire où il faudra faire leur place aux pays émergents, discipliner les fonds d’investissement, qu’ils soient privés ou souverains, taxer les mouvements financiers spéculatifs totalement déconnectés de l’effort productif des vrais travailleurs, entrepreneurs ou salariés, enfin et surtout proposer à deux milliards et demi d’hommes vivant sous le seuil de pauvreté et à plus de neuf cent millions d’humains aujourd’hui frappés par la famine autre chose que les potions mortifères du FMI ancienne manière.
Dans ce nouvel ordre à bâtir sur des fondements de justice et de progrès, les accords de Marrakech, caducs à l’instant même de leur signature, ne sont en somme qu’une conséquence : nous ne pouvons plus tolérer un commerce international faisant fi de l’environnement, de la justice sociale et des Droits de l’Homme !
Allons, mes chers amis, la gauche a encore beaucoup à dire à nos concitoyens, et la France a encore une voix singulière à faire entendre en Europe et dans le monde à la condition de ne pas renoncer à l’essentiel de nous-mêmes. Etre de gauche, c’est plus que jamais préférer le mouvement à l’ordre injuste, c’est faire de l’Homme la mesure et la finalité de toute notre action politique. Le moment est venu de prouver que ces mots ne sont pas vains.
3 sept
Le PS, le PCF, le MRC et le PRG ont décidé mercredi de lancer une pétition commune contre la “privatisation” de La Poste, lors d’une réunion du comité de liaison de la gauche au siège du Parti socialiste.
Cette pétition nationale sera diffusée “en cohérence avec les initiatives prises par les syndicats, le collectif de défense du service public et les associations d’élus”, selon le relevé de décision publié après la réunion, à laquelle participaient François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Jean-Pierre Chevènement (MRC) et Jean-Michel Baylet (PRG). Les Verts, qui souhaitaient “un débat de fond”, n’ont pas assisté à la réunion.
Le comité de liaison a également décidé d’organiser dans la première quinzaine d’octobre un forum de l’alternative pour élaborer des propositions communes.
Les leaders des partis de la gauche gouvernementale ont convenu de se réunir tous les premiers mercredis de chaque mois, à 9h, “afin de travailler ensemble et dans la durée”. La prochaine réunion se tiendra le 1er octobre, au siège du PRG.
Le comité de liaison, dont la première réunion s’est tenue le 13 novembre 2007, ne s’est réuni qu’épisodiquement depuis un an.
Le président du groupe La Poste, Jean-Paul Bailly, a confirmé le 28 août son intention de demander à l’Etat son changement de statut d’établissement public en société anonyme, avec une ouverture de capital. Six syndicats de La Poste (CGT, FO, CFDT, CFTC, Sud et CGC) ont lancé mardi un appel à une grève nationale le 23 septembre contre ce premier pas, selon eux, vers une “privatisation”. AP
18 mai
PARIS, 17 mai 2008 (AFP) – Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), a affirmé samedi à l’AFP que le projet de réforme de la Constitution “va dans le bon sens” et que les parlementaires radicaux de gauche le voteront si certains de leurs amendements sont acceptés.
“Nous nous prononcerons à l’aune du texte présenté, il est clair qu’il va dans le bon sens”, a affirmé le sénateur du Tarn-et-Garonne en marge du Congrès du PRG a Paris. “Notre a priori est favorable”, a-t-il ajouté.
Selon lui, “il y a beaucoup de choses dans ce texte qui étaient réclamées depuis longtemps par la gauche, et par les radicaux en particulier, ne serait-ce que l’ordre du jour partagé par l’Assemblée”.
“Nous avons préparé un certain nombre d’amendements”. “Si après des négociations, que nous sommes en train de mener, nous obtenons un certain nombre de réponses favorables, il est clair que nous voterons ce texte, qui a globalement notre assentiment”, a affirmé M. Baylet.
De son côté, Gérard Charasse, patron des députés PRG à l’Assemblée, a affirmé devant le Congrès, qu’il avait déposé “une vingtaine de propositions” sur le projet constitutionnel. Les parlementaires PRG réclament notamment “la reconnaissance du principe de la laïcité” et de
“la loi de 1905 qui en est le socle”.
Ils réclament aussi, a-t-il dit, une “dose de proportionnelle aux législatives, “le droit de vote des étrangers aux élections locales”, “l’encadrement de la venue du président de la République devant les deux assemblées”, la “soumission du pouvoir de nomination du président à l’accord et non à l’avis des parlementaires à une majorité qualifiée”.
Rappelant que la ratification de la réforme constitutionnelle nécessite une majorité des trois cinquièmes, il a souligné que “les voix des parlementaires radicaux sont largement convoitées par le gouvernement”. “Nous avons bien l’intention de peser dans ce débat” et “notre vote
dépendra du sort réservé à ces amendements”, a conclu le député.
16 avr
Appel Unitaire de la Jeunesse SANS OGM
Nous vivons actuellement un des grands tournants de l’histoire du monde. Ce mot d’ordre est loin d’être innocent. Il y a comme quelque chose d’extrêmement sensible qui est train de se passer. Nous avons décidé de ne pas nous laisser faire car il ne s’agit pas d’une grogne qu’il faudrait taire, d’un simple chahut ou d’une manipulation. Nous avons décidé de prendre en charge notre destin et de manifester notre colère sur les conséquences d’actes irréfléchis que nous allons subir.
Nous refusons d’être les cobayes d’une expérience scientifique grandeur nature.
Nous refusons d’être sacrifiés sur l’autel d’un projet de loi autorisant les cultures d’OGM en plein champ. Précisons que, loin d’être dogmatiques, nous ne sommes pas opposé-e-s aux cultures d’OGM en milieu confiné et à des fins de recherche scientifique. Mais nous voulons être protégés.
Demain, à cause de la décision du gouvernement et du vote de la majorité parlementaire, nous risquons de trouver dans nos assiettes des produits génétiquement modifiés dont personne ne connaît l’impact à long terme sur notre santé comme sur la biodiversité.
La société et sa jeunesse crient leur malaise face aux OGM. Alors qu’hier le Grenelle de l’environnement voulait garantir un droit à produire et consommer sans OGM, pourquoi hypothéquerions-nous aujourd’hui notre avenir ?
Il ne s’agit pas seulement d’une question de solidarité entre générations. C’est aussi et surtout une question de modèle de société et de gestion du risque.Plutôt que de les accepter aveuglément, la société doit prévenir les risques sanitaires et environnementaux liés aux OGM.
Aujourd’hui, nous tirons la sonnette d’alarme pour éviter l’hémorragie. Le gouvernement et la majorité parlementaire sont prêts à nous sacrifier.
Aujourd’hui ils sont informés, demain ils ne pourront pas dire qu’ils ne le savaient pas !
Nous demandons une plus grande écoute de la société civile afin d’appréhender tous les dangers, d’en évaluer les risques par une véritable expertise indépendante, et de mettre en œuvre le principe de précaution.
Nous lançons ensemble un appel à la jeunesse afin de prévenir d’éventuels drames humains, de protéger notre santé et notre planète.
Nous vous invitons à signer cet appel et vous donnons rendez-vous pour une prochaine action avant que le projet de loi ne soit débattu au Sénat puis à l’assemblée nationale.
Organisations signataires : Fac Verte, JCR, Jeunes du Modem, JRG, Jeunes Verts, MJS, Reso, ZEP.